La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes)  a rendu public dans un communiqué que certains laboratoires distribuant des compléments alimentaires ne respectaient pas la législation. Certains compléments alimentaires vendus sur Internet seraient dangereux pour la santé. 

 

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments

Les contrôles et les obligations légales concernant les médicaments avant et après leur mise sur le marché sont très importantes. C’est ce qui en fait un produit très cadré et, à juste titre, un produit dans lequel nous pouvons avoir confiance.

Il n’y a pas les mêmes obligations pour les compléments alimentaires. Vous trouverez ainsi dans les commerces BIO, les grandes surfaces,  sur Internet, une multitude de compléments alimentaires soi-disant très bons pour la fatigue, l’arthrose, la ménopause, etc. Certains arguments marketing très bien montés poussent à acheter et à consommer ces produits. Mais ce ne sont pas des médicaments. Les preuves de leur efficacité et de leur innocuité ne sont pas toujours ou pas suffisamment démontrés. Et la surveillance après la vente n’est pas assurée. Il n’y a donc aucune garantie.

 

Contrôles des compléments alimentaires

La DGCCRF contrôle de nombreux établissements chaque année : entreprises de production, de distribution, laboratoires, grandes Surfaces, pharmacie, petits commerces, … Elle vérifie la conformité des produits par rapport à la législation et par rapport à ce qui est indiqué pour le consommateur.

Elle a donc vérifié dans les différents points de vente et les sites de production de compléments alimentaires notamment ceux à base de vitamines B3, B6 et E, impliquées dans 75 % des alertes liées à des produits impropres à la consommation.

Il a été relevé une teneur inférieure ou au contraire supérieure à celle annoncée sur l’étiquetage (plus de la moitié des anomalies), une substance non détectée alors qu’elle était annoncée, un dépassement des doses journalières recommandées (plus de 20 % des anomalies) ou encore un dépassement des limites de sécurité.

Aucun des établissements contrôlés, qui étaient non-conformes ne distribuait en pharmacie et aucune pharmacie n’a été remise en question !

Les règles d’étiquetage, la loyauté et les étiquetages de sécurité posent problème dans plus d’un établissement sur deux. Ils ont notamment relevé que des allégations thérapeutiques pouvaient être inscrites sur les boites sans preuves ni autorisation.

 

Des compléments alimentaires à acheter uniquement en pharmacie

Il y a de nombreux circuit de distribution de compléments alimentaires. S’assurer de la qualité, du respect des obligations d’informations, de l’efficacité et de la sécurité fait partie du travail du pharmacien. Son conseil éclairé permet de consommer ces produits parfois risqués (notamment en raison d’interactions possibles avec des médicaments) en toute sérénité. 

Dr Xavier MOSNIER-THOUMAS

L’auteur

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